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mardi 18 avril 2023

En marche vers... le casernement des professeurs

 

Un mot à retenir, lourd de conséquence pour nos services, dans l'allocution présidentielle d'hier lundi 17 avril. Celui de « systématiquement » accolé à « remplacement des professeurs absents ». C'est le « pacte enseignant » du ministre Pap Ndiaye qui est censé répondre à ce besoin de remplacement. Mais ce pacte est rejeté par une majorité de la profession et l'organisation de ces remplacements va se heurter aux incompatibilités d'emploi du temps des professeurs et à leur disponibilité dans les établissements scolaires. Le seul moyen de rendre « systématique » les remplacements est de caserner les professeurs sur leur lieu de travail lorsqu'ils ne sont pas devant élèves ou occupés à d'autres tâches. Pour ce faire, il faudra donc annualiser leur service à très brève échéance. Encore une dégradation de nos conditions de travail et un « choc d'attractivité » pour la profession !

vendredi 22 avril 2022

Revalorisation du salaire des profs : pas encore actée, déjà effacée !

 Le président candidat a proposé mercredi lors du « débat » en vue du second tour une augmentation inconditionnelle de 10% pour l'ensemble des professeurs et jusqu'à 20% pour ceux qui utiliseront des « méthodes pédagogiques innovantes ». Son adversaire promet elle une revalorisation de 3% par an sur l'ensemble du prochain quinquennat, soit 15% en tout.

Le matin même, sur France Culture, l'économiste Jean Arthuis disait que l'inflation en France pourrait se maintenir à 5% par an dans les quelques années qui viennent. L'augmentation promise par les deux candidats est donc virtuellement effacée par trois ou quatre années d'inflation. On ne peut donc plus parler de revalorisation mais de simple maintien à flot... En eaux basses!

mercredi 20 avril 2022

Fin du système des mutations dans l'Education nationale ?

Dans un entretien à France Bleu du 14 avril dernier, E. Macron a déclaré vouloir réformer le système centralisé de mutation des professeurs du second degré. Son fonctionnement actuel est jugé trop centralisé et géré d'en haut d'après le président candidat. Il souhaiterai « orienter des parcours de manière méritocratique et nationale » dont les candidats à mutation « partageraient le projet pédagogique » des établissements demandés.

On reste dubitatif sur le concept de méritocratie appliqué au système des mutations des personnels dans l'éducation. Il faudrait donc faire preuve de « mérite » pour obtenir l'établissement scolaire de son choix ? Et comment définir et mesurer le « mérite » d'un professeur ? Sûrement pas au taux mirobolant de réussite aux examens ! En suivant cette démarche, doit-on en déduire que le professeur non méritant serait puni en étant envoyé en REP+++ ? 

Le finaliste du second tour de la présidentielle a également rappelé sur France Info le 15 avril vouloir mettre plus de moyens dans les classes de 6ème et de seconde avec moins d'élèves dans les établissements difficiles et avec des professeurs référents. Enfin, une bonne mesure ! Mais il faudrait l'étendre à tous les collèges et lycées tant le niveau des élèves entrant en 6ème et en seconde est de plus en plus disparate. Comment assurer un suivi un tant soit peu sérieux de tous les élèves dans des classes de seconde à plus de 30 élèves ?

https://www.francebleu.fr/infos/politique/presidentielle-emmanuel-macron-invite-exceptionnel-de-l-emission-ma-france-jeudi-14-avril-2022-a-13h-1649855058


mercredi 6 avril 2022

Modification sans frais des proportions de promotions à la classe exceptionnelle

 Après la récente promesse de « dégeler » le point d'indice de la fonction publique cet été, le gouvernement caresse à nouveau le professeur électeur dans le sens du poil avec la modification des proportions de promotions des deux « viviers » de la classe exceptionnelle (métaphore piscicole peu flatteuse pour désigner les deux catégories dont relèvent les professeurs éligibles à promotion). Le décret publié au journal officiel en date du 4/04/2022 (lien ci-dessous) abaisse le pourcentage du premier vivier à 70% (au lieu de 80% actuellement) et augmente celui du second vivier à 30% (au lieu de 20% actuellement). Ce jeu de vases (bassins ?) communiquant ne modifie donc pas le nombre de promotions et ne coûtera donc rien aux finances publiques. Pour augmenter le nombre de candidats au premier vivier, trop peu fourni, la durée d'exercice de « fonctions particulières » ou dans des établissements de type REP qui en conditionne l'accès passe de 8 ans à 6 ans. Nous souhaitons bonne chance aux collègues éligibles, quel que soit le « vivier » dont ils dépendent et nous confirmons qu'il ne s'agit pas d'un poisson d'avril !

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045512073

Risque de renvoi massif de PRAG et de PRCE dans le second degré avec la réforme de la formation des enseignants annoncée par le gouvernement

  Si les universités sont conduites à fermer d'autres formations pour assurer à moyens constant la création des   « écoles normales du X...